Le jumelage

Le jumelage

Saint-Savin est jumelé avec la commune de Verchères, au Québec depuis 2004.

Les origines de notre jumelage

Des intérêts historiques évidents (Verchères, Contrecoeur, Saint Ours font parti de ce que l’on appelle les seigneuries dauphinoises du Québec) et l’existence d’un hameau de Verchère sur notre commune, d’où est originaire une partie de la famille de François Xavier Jarret de Verchères, nous ont conduit à établir des liens avec nos cousins québécois depuis plusieurs années.

Le jumelage de nos voisins de Saint-Chef avec la commune de Contrecoeur a grandement facilité les échanges.

 

Verchères au Québec

Verchères est une petite ville de 5000 habitants. Située sur le Saint Laurent, à 40 kilomètres en aval de Montréal. Elle fait partie des plus beaux villages du Québec.

Elle fut créée à la fin du 17éme siècle par des officiers du régiment de Carignan Sallières, originaires de notre région du Nord Isère.

Verchères, petite ville qui compte dans l’Histoire du Québec : Position stratégique au début de son histoire, elle fut défendue par une jeune fille de 14 ans, Madeleine de Verchères, héroïne du Québec, qui repoussa seule, pendant plusieurs jours les assauts des Iroquois.

Le musicien Calixa Lavallée créateur de l’hymne national du Canada, le journaliste et homme politique du 19ème siècle Ludger Duvernay, sont également originaires de Verchères

Plus près de nous, Bernard Landry, premier ministre québécois de 1999 à 2003, ancien député provincial de la circonscription de Verchères et la chanteuse Linda Lemay font parti des citoyens de cette petite ville.

Le début de l’histoire :

En 1665, Louis XIV consent à apporter une aide à sa colonie de Nouvelle-France et envoie 1 300 soldats du régiment Carignan-Salières (commandé par le marquis Henri de Chastelard de Salières) pour combattre les Iroquois, alliés des anglais, qui tuent les colons et pillent la colonie. Le régiment est envoyé en Amérique du Nord, sur le territoire de la Nouvelle-France, ce qui est aujourd'hui, en partie, le Québec. Formé à Fort Barraux, le régiment traverse la France pour s’embarquer à La Rochelle, sur 7 bateaux. Le 13 mai 1665 à bord de « La Paix » s’embarque la compagnie Contrecoeur commandée par le Capitaine Antoine de Pécaudy (habitant Saint-Chef), le sous lieutenant François Jarret de Vignieu (sa famille maternelle étant originaire de Verchères, hameau de Saint-Savin) et le lieutenant André Jarret son demi frère. Ils débarquent en Nouvelle France le 19 août de la même année.
Le 10 juillet 1667, la paix intervient avec les Iroquois. La moitié du régiment de Carignan s'embarque à bord du Saint-Sébastien. Le 28 août 1667, après leur mission accomplie, c'est le retour en France. Sauf pour 400 soldats et 30 officiers qui décident de rester en Nouvelle-France. Le roi accorda des seigneuries aux officiers capables de coloniser, des allocations de 150 livres aux sergents et 100 livres aux soldats. Ils s'établirent sur les rives du Richelieu et du fleuve Saint-Laurent. Dans la seule année de 1672, les autorités concèdent 46 Seigneuries dont celle de Contrecoeur, Saint-Ours, Varennes, Chambly, Sorel, Laval et Verchères en bordure du Saint Laurent.

Cette dernière fut concédée, le 29 octobre 1672, à François Jarret de Verchères, enseigne au régiment de Carignan-Salières et lieutenant réformé en 1694 par l'intendant Jean Talon. C'est en ces lieux que l'héroïque Marie-Madeleine Jarret de Verchères, fille de François seigneur de Verchères, se défendit contre les Iroquois en 1692.

Autre fait d'histoire : 

L’affaire de Jumonville : Joseph Coulon de Villiers, Sieur de Jumonville (1718-1754) et Louis Coulon deVilliers (1710-1757) sont tous les deux, neveux de Madeleine de Verchères. Joseph Coulon de Villiers fut mandaté en 1754, comme officier de la garnison du fort Du Quesne à Pittsburgh (occupé alors par les Français), pour y assurer le retrait des Anglais. Le 28 mai de la même année, sur les rives de l'Ohio, alors que le Sieur De Jumonville faisait la lecture d'une sommation au colonel Georges Washington, il fut atteint d'une balle à la tête et en mourut. Un mois après la mort de son frère, Louis Coulon de Villiers et ses hommes ont vaincu au fort Necessity, les Anglais ayant toujours à leur tête Georges Washington. Nul ne sait pourquoi, il laissa la vie sauve au futur premier président des Etats Unis alors qu’il avait ordre de lui faire subir le même sort que son frère. Ici, la petite histoire rejoint la grande.

www.ville.vercheres.qc.ca/

Source M. Guillet, comité de jumelage

Lors de sa venue en juillet 2012,  M. Alexandre Bélisle, Maire de Verchères, s'est associé à Mme Evelyne Michaud, Maire de Saint-Savin, pour célébrer la commémoration du 14 juillet.